France Bleu Elsass Frei !!!

France Bleu Elsass Frei !!!

par Joseph Schmittbiel Comme je l’ai expliqué dans deux précédents articles (lire ici et ici), la direction de France Bleu a une façon bien singulière de défendre le service public. Le seul émetteur véhiculant encore la langue alsacienne va être supprimé au 1er janvier 2016. Les personnes âgées qui, pour diverses raisons, ne pourront pas passer au numérique, vont donc être privées de radio uff Elsässisch.   C’est déjà rageant, mais le véritable scandale date de 1992. Cette année-là, Radio France évacue le dialecte de la bande FM en lui consacrant une chaîne dédiée… sur les ondes moyennes. Non seulement cela revenait à le couper des jeunes générations et donc à le condamner à mort, mais en plus, ce choix était infiniment plus cher qu’un émetteur FM. Une fois de plus, les Alsaciens payaient pour se faire arracher leur langue.   Voici ce que m’écrit un correspondant bien au fait de ce sujet pour avoir travaillé dans ce domaine :   Ce qui est lamentable dans cette histoire, c’est que France Bleu Elsass ait été diffusé sur cet émetteur désuet des Ondes Moyennes durant toutes ces années simplement parce que Radio France ne savait pas quoi faire de cet émetteur payé à prix d’or (ici c’est moi qui souligne JS) à TDF en raison des contrats existants à l’époque où les ondes moyennes servaient de support à la défense nationale en cas de conflit.   Depuis, les moyens modernes de communication leur ont fait perdre cette utilité et donc Radio France a enfin été autorisé à ne plus les utiliser.   De toute évidence, un émetteur FM aurait coûté...
Un français bien de chez nous !!!

Un français bien de chez nous !!!

Un nouveau billet d’humeur de Mariusz au sujet d’un article sur les « alsacianismes » paru en page 11 des DNA du 23 septembre 2015   Et ma Grand-Mère lisait Molière. Arrête de te foutre de ma gueule oui ! Ne pas être parfaitement bilingue, ne plus parler l’allemand correctement mais à la place, baragouiner un « patois franco-alsacien » serait, pour l’oligarchie méprisante des DNA, une déclaration d’amour de certains de nos compatriotes ! Notre culture, notre littérature dans notre « Hopla région » se limite donc à : « J’ai spritzé les carreaux » et « ils veulent du beau temps ». L’Alsace, ce coin de terre issu d’une nauséabonde Kulture, selon le jacobin et ses sbires, est à l’origine de la première bible traduite en allemand, elle est à l’origine des balbutiements de la culture allemande et nous alsaciens, notre nouveau destin serait alors de jouer uniquement les clowns et les bouffons acculturés afin d’amuser et de rassurer le parisien qui lui seul, a le monopole de la Culture et de la langue ? Bravo les veaux !! Voilà où nous en sommes arrivés après « LA » Libération  et le droit incommensurable de faire partie des Lumières et de la patrie des Droits de l’Homme !!! Ils effacent depuis toujours notre langue, la remplacent par un français-régional  plus convenable aux yeux de l’élite, folklorisent notre culture et nous, imbéciles que nous sommes, nous nous amusons de ce français approximatif qui serait une spécificité bien de chez nous ? Il est vrai que pour le touriste franco-parisien monolingue, il est plus aisé et original de faire un tour dans ces réserves nationales et de n’entendre parler que le drôle de « français alsacien ». Si nous ne parlions...
Lettre ouverte à Roland Ries, Maire de la ville de Straßburg im Elsass

Lettre ouverte à Roland Ries, Maire de la ville de Straßburg im Elsass

Monsieur le maire,   Strasbourgeois de naissance et dialectophone du quotidien, je défends notre dialecte depuis de nombreuses années. Lauréat du prix d’écriture de pièces de théâtre en alsacien décerné par le Conseil Régional en 1998, traducteur de Germain Muller pour les éditions Hirlé, traducteur de Marie Hart pour la Ville de Bouxwiller et les éditions Yoran, je diffuse – entre autres articles et vidéos – des enregistrements d’auteurs dialectaux sur mon blog qui, sans cela, ne bénéficieraient d’aucun accès ou presque, sur le net.   Vous avez eu la sagesse de changer d’avis au sujet des panneaux d’entrée de la ville de Straßburg et c’est pourquoi je tiens à vous exprimer publiquement mon soutien, ainsi qu’à votre adjoint, Monsieur Fontanel, sur ce sujet.   Votre position est délicate et je la comprends d’autant mieux que je sais qu’en défendant la solution Straßburg, je heurte bon nombre de ceux qui me suivent et apprécient par ailleurs mon travail. Il est même probable que ce choix soit minoritaire parmi les Alsaciens qui comprennent encore le dialecte – à défaut de le pratiquer quotidiennement – il serait donc plus aisé pour moi de me taire et de laisser passer, mais ma conscience me l’interdit.   En matière linguistique, l’Alsace se retrouve aujourd’hui face à un champ de ruines. Les Alsaciens ne pratiquent plus leur langue, ils ne connaissent leur histoire singulière que par bribes et les liens entre leur dialecte et la langue allemande standard leur sont parfaitement inconnus.   J’en veux pour preuve le conseiller Jean-Philippe Maurer qui lors du débat a évoqué l’œuvre d’André Weckmann pour défendre la solution...
France Bleu contre-attaque !

France Bleu contre-attaque !

par Joseph Schmittbiel Mon article du 23 octobre 2015 (cliquer ici pour le lire) a contraint la direction de France Bleu à modifier sa stratégie de communication. Le pot aux roses étant découvert, il n’était plus possible d’attendre la fin des élections pour annoncer qu’on allait supprimer l’antenne France Bleu Elsass : il fallait s’y prendre autrement.   Oserai-je l’avouer ? Au fond de moi brillait une lueur d’espoir, j’imaginais la radio de service public faire amende honorable, s’excuser même pour ces 23 années de diffusion de notre langue régionale sur un émetteur pourri, pour finalement nous annoncer qu’un confort d’écoute en FM aurait coûté moins cher. Faute avouée aurait été pardonnée, une nouvelle grille de programmes entièrement en alsacien aurait enterré le passé, je nous voyais tombant dans les bras les uns des autres en pleurant des larmes de joie sur notre dignité retrouvée… Bon, ça, vous l’aurez compris, c’est mon côté midinette, mon côté « un jour ma princesse viendra », j’ai tellement envie d’y croire que je m’égare en délires. Attendre des excuses du pouvoir parisien c’est comme espérer qu’un canard se mette à jouer au tennis : c’est complètement con.     Donc, six jours plus tard, le vendredi 30 octobre 2015, les DNA nous pondent un article (cliquer ici pour le lire) dont l’intitulé révèle une audace ébouriffante :  « A partir du 1er janvier 2016, France Bleu Elsass devient numérique » Woaow !!! Quel scoop ! Hé les gars, vous êtes au courant que cette radio est sur le web depuis trois ans ? Regardons dans les détails. Déjà, écrire radio « numérique », c’est une arnaque. « Webradio » serait...
Catalunya el meu amor!

Catalunya el meu amor!

Cette semaine, j’ai le grand plaisir d’accueillir un nouveau contributeur sur hewwemi.net : MariusZ. Autre personnalité, autre style, j’espère que vous l’apprécierez autant que moi ! Joseph Schmittbiel Apres les élections catalanes du 27 septembre 2015, nous nous retrouvons donc, nous, l’internationale de l’indépendance et de la liberté, avec des frères de lutte qui ont obtenu 72 sièges sur 135 au parlement de Catalunya , soit la majorité absolue ! Et quoiqu’en dise Madrid, les Catalans ont administré une bonne branlée aux jacobins espagnols ! Et, d’un coup de cuillère à pot, voilà que les menaces madrilènes tombent déjà, avec les mêmes intimidations que lors du référendum écossais de 2014 : si la Catalogne devait prendre son destin en main, elle sortirait de l’Europe, n’aurait plus de monnaie pour donner confiance aux investisseurs, plus d’espace Schengen pour faciliter la circulation des marchandises. Et, cerise sur le gâteau, les retraites s’effondreraient et le chômage exploserait… SANS DECONNER ? Les mêmes épouvantails, ces marionnettes de chiffons censées faire peur aux oiseaux qui ne veulent plus être en cage, sont de sortie. On aurait donc près de 7,5 millions de Catalans – avec un PIB nominal supérieur à leurs voisins portugais – qui seraient des abrutis kamikazes incapables de se prendre en main face à une Espagne et une Europe florissantes où tout va bien dans le meilleur des mondes ? Que les Etats-nations ne respectent plus les votes du peuple et les règles de la démocratie, nous en avons malheureusement l’habitude. Mais quelle est donc la position de l’Europe au sujet de l’émancipation de l’être humain et de sa liberté de choisir son avenir et...
Quelques réflexions sur la crise des migrants

Quelques réflexions sur la crise des migrants

par Bernard Wittmann Y a-t-il encore un pilote dans l’avion Europe ? Illustration ci-dessus : L’épuration ethnique (1918-1919), ici à Colmar : au total, 120 000 à 150 000 Alsaciens germanophiles et Vieux-Allemands furent expulsés d’Alsace. La crise des migrants a mis en lumière une nouvelle fois l’incompétence de nos dirigeants européens. Revenons en 2011, l’année du printemps arabe. La Commission européenne tançait alors la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, mais surtout l’Italie, pour leur laxisme dans la surveillance des frontières de l’espace Schengen, un des piliers de la construction communautaire. Elle leur rappela qu’ils avaient l’obligation de sécuriser les frontières Schengen de leur ressort. La France rétablira même les contrôles à la frontière avec l’Italie, celle-ci se disant dépassée par un afflux majeur d’immigrés – alors principalement tunisiens et libyens – à ses portes.   Cependant, quand au début de cette année le Hongrois Viktor Orban décida de la construction d’une clôture frontalière avec la Serbie pour mieux contrôler les files de migrants qui se pressaient aux frontières du pays, politiques et médias occidentaux se déchaînèrent immédiatement contre le « néo-fasciste Orban au cœur de pierre » : on parla de « nouveau mur de la honte », de « déshonneur pour la Hongrie »… ! La France, toujours prompte à faire la morale à la planète entière, par la voix de son ministre Laurent Fabius, en août 2015, dira en termes très vifs son opposition à cette construction, accusant la Hongrie de ne pas « respecter les valeurs communes de l’Europe ». De son côté, faisant preuve d’une hypocrisie sans nom, la Commission de Bruxelles encourageait la Hongrie « à trouver une autre solution »… alors qu’elle allait pourtant co-financer l’ouvrage !...
Sauver l’Alsace : un conte de fées !

Sauver l’Alsace : un conte de fées !

par Joseph Schmittbiel Au cours des semaines à venir, je vais publier sur ce blog les douze chapitres d’une nouvelle que j’ai écrite en langue allemande : Das Elsass retten / Sauver l’Alsace.   Sachant par avance la frustration que peut légitimement provoquer une publication allemande chez certains internautes qui ne maîtrisent pas ou pas suffisamment cette langue, il me semble opportun d’expliquer mon choix.   L’Alsace est le berceau de la littérature allemande. Aujourd’hui, un étudiant allemand poursuivant un cursus littéraire tombe tôt ou tard sur l’un ou l’autre de nos auteurs dont certains sont de véritables classiques.   Les enfants d’Alsace sont sciemment maintenus dans l’ignorance de ce fait, qui, s’il était largement connu, ouvrirait les yeux de tous sur ce crime imprescriptible de destruction de la culture allemande en Alsace, dont le coupable n’est autre que le régime parisien.   Avec la mort d’André Weckmann, le 29 juillet 2012, c’est l’un des derniers, sinon le dernier auteur alsacien de langue allemande, bénéficiant d’une large renommée dans le monde littéraire germanique, qui a disparu.   Ce qui reste aujourd’hui pour maintenir cette flamme née au IXe siècle avec le moine Ottfried von Weißenburg, n’est même plus une bougie, à peine un lumignon, une braise qui s’éteint inexorablement.   Or il se trouve que j’aime passionnément la langue et la culture allemandes et que je ne supporte pas l’injustice qui leur est faite dans notre pays entre Vosges et Rhin. Et c’est donc par amour que je me suis mis à écrire l’allemand, après avoir écrit en dialecte des pièces et des chroniques aux fortunes diverses.   Evidemment, le...
Unser Land o muerte!

Unser Land o muerte!

Les 6 et 13 décembre prochains auront lieu les premières élections régionales suivant la récente réforme territoriale. Au mépris des règles démocratiques les plus élémentaires, et dans le seul but de défendre ses intérêts particuliers, le régime parisien a créé de nouvelles régions qui ne répondent en rien aux attentes de la population, ni aux logiques géographiques et économiques.   Sans consulter les Alsaciens, révélant ainsi au grand jour sa nature totalitaire, il a fait disparaître l’Alsace du paysage électoral, forçant du même coup tous les partis candidats à être présents sur l’ensemble du nouveau territoire créé et à trouver des thématiques de campagne alambiquées se rapportant à cet espace totalement artificiel.   Bien évidemment, et c’est ici un vieux rêve jacobin qui se réalise, ces règles scélérates rendent quasi impossible l’élection d’une représentation véritablement alsacienne et défendant les vrais intérêts de nos compatriotes.   Ce système crapuleux nous impose un scrutin proportionnel de liste à deux tours avec prime majoritaire, méthode éprouvée pour lisser la diversité des opinions du peuple et créer une majorité artificielle.   Le mouvement autonomiste alsacien n’a jamais été et ne sera jamais un bloc uniforme, il est formé de personnalités diverses et variées aux tendances parfois contradictoires, c’est ce qui le rend profondément humain. Au cœur de ses préoccupations se trouvent la langue, la culture, la quête de liberté, de justice et de démocratie participative véritable.   Il est cependant des moments de l’histoire où l’union est indispensable pour faire avancer une juste cause. A l’approche de ce scrutin, il est évident que le parti Unser Land est la seule formation qui puisse...