Angela Merkel est responsable du naufrage européen

Angela Merkel est responsable du naufrage européen

par Bernard Wittmann   En décidant unilatéralement d’ouvrir toutes grandes les portes de l’Allemagne aux flots de migrants se pressant aux frontières européennes, Angela Merkel a envoyé un message catastrophique en direction du Moyen-Orient et du Maghreb. Immédiatement, de nouvelles masses humaines, chassées par la guerre, la misère des camps de réfugiés ou le chaos froidement organisé par les Occidentaux dans cette région stratégique, se sont alors mises en marche vers le prétendu eldorado allemand. La Grèce et l’Europe centrale eurent alors à faire face, seuls et démunis, à la déferlante migratoire. Et bientôt, l’Europe tout entière se mit à tanguer jusqu’à menacer tout l’édifice européen d’écroulement. La chancelière porte ainsi l’entière responsabilité de la désintégration de l’espace Schengen à laquelle nous assistons aujourd’hui et probablement de l’Europe : « Danke Mutti Merkel ! ».   Mais il y a plus grave, en prenant seule cette ahurissante décision, sans consulter préalablement ses partenaires européens, elle a fait montre d’une arrogance absolue et d’un intolérable mépris pour ses alliés. En effet, la chancelière ne pouvait ignorer que l’ensemble des pays de l’UE serait impacté par sa décision : les millions d’hommes et de femmes qui allaient se ruer vers l’Allemagne allaient poser, tôt ou tard, d’inévitables problèmes à toute l’Europe qui est un espace de libre circulation. Une telle décision nécessitait donc un consensus préalable des peuples européens en vue de l’élaboration d’une politique globale de maîtrise du flux migratoire, des frontières, mais aussi d’accueil des millions de migrants qui frappent à nos portes.   La chancelière a mis l’Europe en plein désordre Les conséquences des frasques d’Angela Merkel se sont avérées catastrophiques pour l’Europe...
Un nouveau départ vers l’autonomie de l’Alsace !!!

Un nouveau départ vers l’autonomie de l’Alsace !!!

par Bernard Wittmann Les dés étaient pipés En tant qu’Alsaciens, avons-nous encore un avenir dans ce pays ? Après ces élections régionales la question mérite d’être posée. Les jacobins de Paris veulent notre mort et le système est totalement verrouillé. Quel espoir pouvons-nous avoir dans ce pays qui nous montre si peu de respect et dont le projet quasi obsessionnel est d’en finir avec nos particularités pour nous faire disparaître en tant que peuple. Regardons ces dernières élections régionales. Il apparaît clairement que, pour les autonomistes alsaciens, l’espoir d’envoyer des représentants à l’assemblée de l’ACAL était quasi nul compte tenu du faible poids numérique des Alsaciens dans cette méga-mégalo région grande comme deux fois la Belgique : les dès étaient donc pipés ! Et comment mener campagne pour intéresser les Champenois, les Ardennais et les Lorrains francophones à nos problématiques alsaciennes ? C’est mission impossible : les intérêts des trois régions qui composent l’ACAL sont trop divergents et les points de convergences quasi nuls ! Résultat, la liste régionaliste/autonomiste de Jean-Georges Trouillet n’a obtenu que des scores proches de 1% dans les deux autres régions (à l’exception de la Moselle où elle a totalisé 2,12% des voix). Et les excellents scores réalisés en Alsace, 12,65% dans le Haut-Rhin et 10,07% dans le Bas-Rhin, ne suffirent pas pour rattraper ce retard. Ainsi, le parti Unser Land, devenu le 3e parti d’Alsace, derrière le FN et les partis coalisés de droite LR-UDI-Modem, n’aura-t-il aucun représentant dans l’assemblée de la grande région, son score global sur l’ACAL (4,74%) n’ayant pas dépassé les 5%. Ainsi, 70 000 électeurs alsaciens ne seront tout simplement pas représentés : ils comptent pour des...
Votons cohérent !

Votons cohérent !

par Joseph Schmittbiel Je ne peux qu’espérer que la majorité des Alsaciens ait bien compris que Philippe Richert ne défendra pas leurs intérêts, qu’il n’est redevable de rien à ses électeurs, qu’il doit sa carrière et sa place actuelle à son parti, et que ce n’est pas avec lui qu’on verra renaître l’Alsace de ses cendres.   Mais dans la perspective des élections de ce dimanche 6 décembre 2015, j’avoue que je ressens également un certain agacement lorsque je vois des gens brandir le Rot un wiss, affirmer se sentir alsaciens et faire en même temps l’éloge de Madame Le Pen et du FN.   Soyons clairs : qu’un tel ou une telle ait envie de voter FN, grand bien lui fasse ! Ce n’est pas moi qui vais le lui reprocher ! En revanche, on est en droit d’exiger un minimum de réflexion avant de passer à l’acte de voter, non ?   L’Alsace va bientôt disparaître. N’ayant plus d’existence administrative, elle va, en quelques générations, sombrer définitivement dans le folklore et n’être plus qu’un souvenir pour des habitants qui grandiront dans ce nouvel espace qui leur servira de repère : l’ALCA.   Ce processus est la conséquence parfaitement logique du centralisme parisien. La logique jacobine de l’assimilation exige de chacun de nous qu’il ou elle renonce à ce qu’il est pour devenir français. On ne peut pas être français et vouloir élire son parlement local, on ne peut pas être français et vouloir que ses enfants apprennent la langue de leurs ancêtres alsaciens, bretons, mosellans, basques ou occitans à l’école. Le parti qui défend le plus ce nationalisme intransigeant est sans...
France Bleu Elsass Frei !!!

France Bleu Elsass Frei !!!

par Joseph Schmittbiel Comme je l’ai expliqué dans deux précédents articles (lire ici et ici), la direction de France Bleu a une façon bien singulière de défendre le service public. Le seul émetteur véhiculant encore la langue alsacienne va être supprimé au 1er janvier 2016. Les personnes âgées qui, pour diverses raisons, ne pourront pas passer au numérique, vont donc être privées de radio uff Elsässisch.   C’est déjà rageant, mais le véritable scandale date de 1992. Cette année-là, Radio France évacue le dialecte de la bande FM en lui consacrant une chaîne dédiée… sur les ondes moyennes. Non seulement cela revenait à le couper des jeunes générations et donc à le condamner à mort, mais en plus, ce choix était infiniment plus cher qu’un émetteur FM. Une fois de plus, les Alsaciens payaient pour se faire arracher leur langue.   Voici ce que m’écrit un correspondant bien au fait de ce sujet pour avoir travaillé dans ce domaine :   Ce qui est lamentable dans cette histoire, c’est que France Bleu Elsass ait été diffusé sur cet émetteur désuet des Ondes Moyennes durant toutes ces années simplement parce que Radio France ne savait pas quoi faire de cet émetteur payé à prix d’or (ici c’est moi qui souligne JS) à TDF en raison des contrats existants à l’époque où les ondes moyennes servaient de support à la défense nationale en cas de conflit.   Depuis, les moyens modernes de communication leur ont fait perdre cette utilité et donc Radio France a enfin été autorisé à ne plus les utiliser.   De toute évidence, un émetteur FM aurait coûté...
Lettre ouverte à Roland Ries, Maire de la ville de Straßburg im Elsass

Lettre ouverte à Roland Ries, Maire de la ville de Straßburg im Elsass

Monsieur le maire,   Strasbourgeois de naissance et dialectophone du quotidien, je défends notre dialecte depuis de nombreuses années. Lauréat du prix d’écriture de pièces de théâtre en alsacien décerné par le Conseil Régional en 1998, traducteur de Germain Muller pour les éditions Hirlé, traducteur de Marie Hart pour la Ville de Bouxwiller et les éditions Yoran, je diffuse – entre autres articles et vidéos – des enregistrements d’auteurs dialectaux sur mon blog qui, sans cela, ne bénéficieraient d’aucun accès ou presque, sur le net.   Vous avez eu la sagesse de changer d’avis au sujet des panneaux d’entrée de la ville de Straßburg et c’est pourquoi je tiens à vous exprimer publiquement mon soutien, ainsi qu’à votre adjoint, Monsieur Fontanel, sur ce sujet.   Votre position est délicate et je la comprends d’autant mieux que je sais qu’en défendant la solution Straßburg, je heurte bon nombre de ceux qui me suivent et apprécient par ailleurs mon travail. Il est même probable que ce choix soit minoritaire parmi les Alsaciens qui comprennent encore le dialecte – à défaut de le pratiquer quotidiennement – il serait donc plus aisé pour moi de me taire et de laisser passer, mais ma conscience me l’interdit.   En matière linguistique, l’Alsace se retrouve aujourd’hui face à un champ de ruines. Les Alsaciens ne pratiquent plus leur langue, ils ne connaissent leur histoire singulière que par bribes et les liens entre leur dialecte et la langue allemande standard leur sont parfaitement inconnus.   J’en veux pour preuve le conseiller Jean-Philippe Maurer qui lors du débat a évoqué l’œuvre d’André Weckmann pour défendre la solution...
France Bleu contre-attaque !

France Bleu contre-attaque !

par Joseph Schmittbiel Mon article du 23 octobre 2015 (cliquer ici pour le lire) a contraint la direction de France Bleu à modifier sa stratégie de communication. Le pot aux roses étant découvert, il n’était plus possible d’attendre la fin des élections pour annoncer qu’on allait supprimer l’antenne France Bleu Elsass : il fallait s’y prendre autrement.   Oserai-je l’avouer ? Au fond de moi brillait une lueur d’espoir, j’imaginais la radio de service public faire amende honorable, s’excuser même pour ces 23 années de diffusion de notre langue régionale sur un émetteur pourri, pour finalement nous annoncer qu’un confort d’écoute en FM aurait coûté moins cher. Faute avouée aurait été pardonnée, une nouvelle grille de programmes entièrement en alsacien aurait enterré le passé, je nous voyais tombant dans les bras les uns des autres en pleurant des larmes de joie sur notre dignité retrouvée… Bon, ça, vous l’aurez compris, c’est mon côté midinette, mon côté « un jour ma princesse viendra », j’ai tellement envie d’y croire que je m’égare en délires. Attendre des excuses du pouvoir parisien c’est comme espérer qu’un canard se mette à jouer au tennis : c’est complètement con.     Donc, six jours plus tard, le vendredi 30 octobre 2015, les DNA nous pondent un article (cliquer ici pour le lire) dont l’intitulé révèle une audace ébouriffante :  « A partir du 1er janvier 2016, France Bleu Elsass devient numérique » Woaow !!! Quel scoop ! Hé les gars, vous êtes au courant que cette radio est sur le web depuis trois ans ? Regardons dans les détails. Déjà, écrire radio « numérique », c’est une arnaque. « Webradio » serait...
Lettre du comité fédéral aux trois présidents

Lettre du comité fédéral aux trois présidents

11 avenue de la République – B. 236 – 68000 COLMAR   Colmar, le 3 novembre 2015     à Monsieur Philippe RICHERT Président du Conseil régional d’Alsace à Monsieur Frédéric BIERRY Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin à Monsieur Eric STRAUMANN Président du Conseil Départemental du Haut-Rhin   Monsieur le Président,   Grâce à la langue régionale de nombreux Alsaciens et Mosellans accèdent à plusieurs dizaines de milliers d’emplois nécessitant la maîtrise de l’allemand (ou du dialecte) au niveau national et dans les pays germanophones. Grâce aux classes bilingues de plus en plus de jeunes Alsaciens s’inscrivent dans des cursus universitaires français/allemand bi- ou tri-nationaux.   Le 1er juin 2015 vous avez signé deux conventions avec l’Etat (Education Nationale) en continuité des quatre conventions successives depuis 1989, dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires relatives aux langues régionales.   Les langues régionales d’Alsace et de Moselle comprennent en vertu de dispositions réglementaires, « l’allemand » (Hochdeutsch ou Hochsprache), forme standard et littéraire, langue d’enseignement, et les variantes dialectales (Elsasserditsch, Platt), formes orales.   La convention cadre sur la « politique des langues vivantes » dans l’académie de Strasbourg et la région Alsace vise la période 2015/2030. La convention opérationnelle (2015/2018) est sensée mettre en œuvre les objectifs fixés par la convention cadre. Ces conventions ne garantissent pas les ambitions, bien modestes, affichées à l’horizon 2030 : – 50% des élèves de maternelle en voie bilingue à parité horaire; – 25% de ces élèves en cursus bilingue en sixième.   En effet, la convention opérationnelle ne dure plus 6 ans, mais trois. La participation financière programmée jusqu’en 2018, pourra être supprimée par l’ACAL,...

Breizh – Elsass – Unabhängigkeit!

  Ce samedi 17 octobre 2015, nous nous sommes rendus, mon camarade Mario Zimmer et moi-même, en Bretagne, à Gwengamp plus précisément. La fondation Yann Fouéré nous avait invités à participer à une conférence intitulée : Vers une nouvelle Europe – Assurer les droits des minorités nationales.   Je tiens ici à remercier nos amis bretons pour leur invitation et surtout pour l’engagement et l’énergie dont ils font preuve. Leur totale compréhension pour la situation de l’Alsace nous a profondément touchés. En gros, la Bretagne est annexée depuis cinq siècles, et pourtant, aujourd’hui encore, des Bretons se lèvent pour tenir tête à Paris. Un constat qui donne du courage lorsqu’on s’apprête à faire face à un rouleau compresseur tel que l’ALCA.   Plutôt qu’un résumé de cette rencontre, où il a beaucoup été question de l’Ecosse, de la Catalogne et bien sûr de la Bretagne, je vous propose une série de liens qui vous présenteront les différents intervenants. Ci-dessus, vous pouvez visionner mon intervention, nos hôtes m’avaient demandé de parler de la violation de la Charte Européenne de l’Autonomie locale par la France et de la situation de l’Alsace. Merci à l’Agence Bretagne Presse pour la captation et la mise en ligne !   Pour commencer voici un nouveau site passionnant dont l’idée serait directement transposable en Alsace. Il s’agit de mettre en ligne et gratuitement à disposition des internautes, tous les documents historiques concernant la Bretagne. L’Institut de Documentation Bretonne et Européenne a créé sa bibliothèque numérique. Allez-y voir, c’est un excellent projet ! (cliquer ici)   Je vous laisse découvrir les différents intervenants (il suffit de cliquer sur le...