»Liewes Elsass« un hymne à notre pays !

En ce 29 mai 2016, j’aimerais remercier tous les bénévoles d’ Unser Land qui se défoncent à longueur d’année pour que le parti alsacien existe ! En particulier tous ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour nous offrir ce super Heimetfescht hier soir à Ungersche !  Parmi les hôtes de marque, on a pu apprécier la présence historique de Pierre Rieffel. En fin de soirée, un magnifique concert de Em Remes sini Band a remué de vieux souvenirs. Raymond Koeffer et Raymond Schlegel, les deux piliers d’Em Remes sini Band ! A cette occasion, je vous ai retranscrit le texte de »Liewes Elsass« que tout militant alsacien devrait connaître par cœur et qui, avec l’arrivée du GCO redevient sacrément d’actualité ! Vous trouverez donc ci-dessous les paroles originales que vous pourrez chanter en accompagnant la vidéo sur You tube (à écouter uniquement en tournant le volume à fond). Ceux qui ne comprennent pas l’alsacien pourront le chanter phonétiquement, à leur attention, j’ai ajouté en dessous une petite traduction libre en français.   A tout seigneur tout honneur, je rappelle que la chanson originale »Let Your Love Flow« avait été créée en 1975 par les Bellamy Brothers. De son côté, Jürgen Drews avait remporté un beau succès en 1976 dans la Hit Parade avec sa version allemande »Ein Bett im Kornfeld«.   Mais reconnaissons que la version de nos Remes, qui depuis plus de trente-cinq ans portent haut nos couleurs, est autrement plus musclée !  Le premier album, en 1979 !!! Evidemment, le texte n’entre pas dans la catégorie poétique d’un Weckmann ou d’un Nathan Katz. Mais par sa vigueur et son authenticité,... Weiterlesen...
De l’autonomisme alsacien

De l’autonomisme alsacien

 Bref rappel de Bernard Wittmann au sujet de ce qui différencie Alsace d’abord du mouvement autonomiste alsacien :   – NOUS autonomistes, nous pensons que l’alsacianité est non un « inné » mais un « acquis ». On devient Alsacien en baignant dans la culture, la société et plus généralement le cadre alsacien, on ne l’est pas à la naissance : à la naissance, nous sommes tous pareils… des bébés-hommes ! C’est par l’éducation et l’expérience que nous devenons Alsaciens… ou pas ! Et puisque le problème tourne autour des immigrés, disons que c’est à nous, Alsaciens de souche, de faire des immigrés de futurs Alsaciens puisque l’alsacianité est un transmis. Bien évidemment, il faut que nous ayons les moyens d’opérer une telle politique d’intégration et de transmission de nos valeurs, c’est sur ça que doit porter notre revendication. Ce n’est pas en mettant les immigrés sur la touche, en les stigmatisant que nous réussirons leur intégration, au contraire, nous finirions par les retourner contre nous… à la grande satisfaction de Paris sans doute (diviser pour régner). – EUX pensent que l’alsacianité est un « inné », un héritage quasi génétique apporté à la naissance, qui appartient à la nature de l’être alsacien. Cette vision est évidemment désespérante. En effet, elle ne permet aucun espoir d’intégration de la population immigrée vivant chez nous puisque, pensent-ils, par leur nature même, par leur naissance, ils seraient « génétiquement » différents de nous et donc in-intégrables. Cette vision porte en elle les germes d’un affrontement sans fin.   Autre différence : le concept de peuple :   – EUX ont une vision « ethniciste »  du peuple, une vision étriquée qui conduit... Weiterlesen...
Nos Loups Noirs, notre histoire, nos espoirs

Nos Loups Noirs, notre histoire, nos espoirs

  Ewald Jaschek est mort. Ce mardi 12 avril 2016 à Village Neuf, Catherine Dahmane et quelques camarades ont accompagné Pierre Rieffel sur sa tombe pour y déposer une gerbe, qu’ils en soient ici remerciés.   Je ne vais pas retracer l’histoire des Loups Noirs, j’invite les lecteurs qui veulent la découvrir à consulter la bibliographie ci-dessous. J’aimerais simplement préciser les raisons qui me poussent à m’incliner devant leur courage.   Le monde médiatique et politique dans lequel nous baignons nous invite, nous incite, nous enjoint de juger les personnes et les choses exactement de la même manière qu’il nous pousse à consommer : à la va-vite et surtout sans réfléchir. Cette fille a une plastique irréprochable ? Fais comme elle, mange ce yaourt, achète ces godasses, souscris la même assurance, prends un crédit comme elle ! Ce type a mis le feu à une baraque du Struthof ? Il s’est rendu à des réunions néonazies en Allemagne ? Maudit soit-il ! Tu dois l’exclure de la communauté des humains ! Et surtout veille en toute circonstance à te distancier de sa personne et de ses actes !   Le pire, c’est qu’ici je n’exagère pas d’un iota.   Pour moi, les Loups Noirs, c’est avant tout l’histoire d’une immense douleur humaine, des histoires individuelles avec des valises pleines de souffrances, des destins brisés qui se rencontrent dans un contexte politique particulier, et qui, pour crever l’abcès, passent à l’action.   Le détonateur, c’est la parole interdite.   Si la république française était une démocratie, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un grand parti chrétien social régionaliste aurait vu le jour en Alsace. Ayant son siège... Weiterlesen...
La vérité sur l’affaire Sturmel, exposé d’un juriste alsacien

La vérité sur l’affaire Sturmel, exposé d’un juriste alsacien

Je publie ici un document anonyme daté de 1948 et intitulé : « La vérité sur l’affaire Sturmel, exposé d’un juriste alsacien ».   Il s’agit de 19 pages dactylographiées et non signées. L’original est détenu par la famille de Marcel Sturmel et rejoindra dans les années à venir le fond Marcel Sturmel de la bibliothèque universitaire de Strasbourg (BNUS). Un certain nombre de copies de ce document on été faites, mais je n’ai aucune idée de sa diffusion à l’époque. J’ai respecté les parties soulignées telles qu’elles le sont dans l’original.   Bien qu’anonyme, ce texte a une grande valeur, car à sa lecture, on constate que l’auteur a une parfaite connaissance du dossier. S’agit-il de l’avocat Julien Kraehling, ami personnel de Marcel Sturmel, ou de Maître Obringer qui l’a défendu au procès de 1947 ? Possible, mais je n’en ai aucune preuve. En tout cas, le fait qu’un juriste alsacien soit obligé de publier un tel écrit quasiment sous le manteau en dit long sur l’ambiance juridique qui pouvait régner en Alsace durant ces années d’après-guerre.   Après le discours de Marcel Sturmel consultable ici et sa biographie succinte consultable ici ce document permettra aux internautes de se faire une meilleure idée des épreuves auxquelles cet homme admirable fut confronté, puisqu’il nous offre un tableau presque complet de sa situation « Entre le marteau et l’enclume », pour reprendre ses propres termes.   Pour ceux qui préfèreraient lire ce document sur papier, je l’ajoute également en format pdf : La vérité sur l’affaire Sturmel Joseph Schmittbiel La vérité sur l’affaire Sturmel Exposé d’un juriste alsacien     Par arrêt de la Cour... Weiterlesen...
Das Elsass retten (12/12)

Das Elsass retten (12/12)

Ein Rütteln weckte mich aus wüsten Träumen, und ich genoss das bekannte Klappern und Quietschen, bevor ich die Augen öffnete. Angenehme Gerüche hingen in der Luft: Wald, Moos, morsches Holz … und immer wieder Duftschwaden, die ich im Halbschlaf nicht zuordnen konnte: scharf, animalisch, beruhigend. Bis mir endlich ein Licht aufging und ich den charakteristischen Geruch der Pferde erkannte … Rosa! Ich reckte mich ausgiebig und richtete mich auf. Sonnenstrahlen drangen durch das hohe Laubdach und blendeten mich. Der Zigeunerwagen fuhr im Schritt durch den Wald. Ich hatte vorne auf der winzigen Plattform geschlafen. Tschiawolo saß allein auf dem Bock und lächelte mich an. Er war wieder der Alte. Ich blickte an mir hinunter und sah, dass auch ich wieder in meiner ursprünglichen Haut steckte. Sie fühlte sich gut an. Er deutete auf eine Wasserflasche die unter dem Bock stand, griff in seine Tasche und reichte mir einen Apfel: Ich setzte mich neben ihn und kostete das herrliche Frühstück. Wir fuhren aus dem Wald, die offene Landschaft erschien vor unseren Augen. Ich bat Tschiawolo anzuhalten und stieg ab, sprach zu Rosa, streichelte und lobte sie und reichte ihr den Krotzen. Sie tastete mit dem Maul meine flache Hand ab und schnappte die Belohnung. Während sie geräuschvoll kaute, schaute ich in die Ferne und bewunderte die Aussicht: Die etwas hügelige Ebene, die verstreuten Dörfer mit ihren Kirchtürmen, der Schwarzwald im Hintergrund. Die Lust packte mich, diesen Moment mit dem Chef zu teilen. Ich drehte mich um. Er stand schon da, Hand in Hand mit einer Unbekannten. »Darf ich euch Giang vorstellen?« fragte er und blickte von mir zu Tschiawolo. Der Zigeuner stieg... Weiterlesen...
« Le nom du bidule » un courrier de Wittmann aux DNA

« Le nom du bidule » un courrier de Wittmann aux DNA

Ne tombons pas dans le piège Au lieu de s’occuper, avec le peu de moyens dont ils disposent, des vrais problèmes des populations, voilà que les élus de l’ACAL perdent leur temps à plancher sur le nom à donner à cette prétendue région qui n’est qu’une construction technocratique vide de toute substance historique, culturelle, économique ou géographique, de nature à créer un lien. Une région purement administrative qui n’aura jamais le moindre pouvoir normatif. Aussi, ce débat est-il consternant car comment nommer quelque chose qui n’existe pas ? Ne tombons pas dans le piège tendu et traitons cette affaire de nom par l’ignorance !   Car c’est bien d’un jeu de dupe qu’il s’agit. En effet, nos politiques se rendent bien compte que la démocratie a été bafouée dans cette affaire de fusion sans consultation des populations. Alors, pour faire bonne figure, ils nous proposent maintenant de voter pour le nom de ce « bidule » dont personne ne veut : on veut nous forcer à boire un infâme breuvage que tous trouvent indigeste… mais pour que la bouteille soit plus présentable, démocratiquement parlant, on nous donne le choix de l’étiquette à coller dessus ! « C’est comme si on nous poussait dans le corbillard… mais en nous laissant le choix de sa couleur », a expliqué Andrée Munchenbach !   Reste les trois noms retenus : Grand-Est : qu’est-ce à dire ? On est toujours à l’Est de quelque chose. La Heimat des Alsacien, c’est une terre avec une histoire millénaire qui ne peut se réduire à un simple point cardinal. Champagne-Rhin : nos viticulteurs producteurs de vin et de crémant d’Alsace (concurrent du Champagne) vont être contents de... Weiterlesen...
Marcel Sturmel, une biographie succinte

Marcel Sturmel, une biographie succinte

(Illustration : portrait de Marcel Stürmel « Federzeichnung » par Robert Kuven, non daté, probablement début des années 1930) A l’occasion d’une précédente publication, reproche m’a été fait d’avoir qualifié Marcel Sturmel d’autonomiste alors que lui-même, comme on peut le lire dans les CV qu’il a rédigés, se serait plutôt considéré comme un régionaliste. Trois raisons me poussent à persister dans ce choix :   1) Du vivant de Marcel Sturmel, le qualificatif d’autonomiste était discriminant. La propagande d’Etat en avait fait un équivalant, d’abord de séparatiste, puis de nazi et permettait d’exclure la personne ainsi dénommée de tout débat démocratique. Dans ce contexte, il était parfaitement logique que Sturmel se désigne lui-même comme un régionaliste. 2) La différence entre autonomisme et régionalisme est extrêmement ténue et relève souvent de l’interprétation personnelle. Selon le degré de régionalisme que vous revendiquez pour votre région, vous devenez autonomiste et inversement. 3) Enfin, Marcel Sturmel s’était rendu coupable d’un péché contre l’Etat centralisateur pour lequel il n’existe pas de pardon, en effet, il était l’un des signataires du Manifeste du Heimatbund. Ce geste, d’un courage que nos contemporains ont bien du mal à percevoir aujourd’hui, le place, pour moi tout comme pour ses détracteurs, définitivement dans le camp des autonomistes alsaciens.   Quoi qu’il en soit, Marcel Sturmel n’a jamais milité pour la séparation de l’Alsace et de la France et s’est, en toutes circonstances, comporté de façon loyale et même patriotique vis à vis de ce qu’il considérait comme son pays : la France. En outre, dans les périodes où la liberté d’expression le permettait, il a toujours condamné sans appel le régime et la... Weiterlesen...
Das Elsass retten (11/12)

Das Elsass retten (11/12)

Tschiawolo hielt am Waldesrand. Wir stiegen aus und gingen einige hundert Meter bergauf bis zu einer Wiese. Vom Tau wurden unsere Schuhe nass, ein leichter Nebel hüllte die Landschaft ein. Von hier aus waren die Stadt und der Palast nicht sichtbar. Das Schloss aber schimmerte dunkelrot im Morgenlicht. Es war bis zur Hälfte des Berges von Wald umgeben, dann kam der wildbewachsene Streifen, der umso gefährlicher war, als dass nirgends ein Weg ihn durchquerte. Hecken und Dornensträucher würden den Durchgang erschweren und verlängern. Tschiawolo holte sein Taschenmesser heraus und schnitt aus einem Haselzweig einen meterlangen Stock. Den würde der Chef gut gebrauchen, um sich einen Weg durch das Gestrüpp zu schlagen. Der Zigeuner reichte ihm die Holzrute und sie fielen sich in die Arme. Ich sah weg. Dann nahm der Chef mir den Rucksack ab, den ich bis hierher getragen hatte, und sagte: »Derfsch net trürig sinn, was jetz kommt isch e Offebarung, e Anfang. Mir wäre noch großartigi Sache erläwe, so odder so!« Meine Augen waren voller Tränen. Wir umarmten uns, doch schnell trennte er sich von mir und lief in langen Schritten auf das Schloss zu. Ein letztes Mal drehte er sich um und schrie: »Vergess net: Noochem achte Liecht, sofort drucke!« Dann verschwand er im Dickicht. Darauf folgten die schrecklichsten Augenblicke meines Lebens. Was, wenn er es nicht schaffte? Was, wenn kein Licht anging? Aber auch die Vorstellung der acht brennenden Leuchtdioden war eine Qual. Ich sollte den Mann hinrichten, der meinem Leben einen Sinn gegeben hatte! Um gegen Weinkrämpfe anzukämpfen, hüpfte ich auf der Stelle, hielt den Atem an, bis es weh tat und biss... Weiterlesen...
Das Elsass retten (10/12)

Das Elsass retten (10/12)

Wir waren zurück im grauen Viertel der Stadt. Vor den Häuserreihen türmte sich der Müll zu meterhohen Bergen. Gegenüber eines Lkw-Wracks, das auf dem Bürgersteig rostete, bog Tschiawolo in eine Tiefgarage. Die automatischen Schranken waren längst verschwunden, hier gab es nur Schrott und räderlose Busse, die als Wohnungen dienten. Wir fuhren an einer riesigen Spirale entlang, die sich in die Erde hineinbohrte. Nach dem vierten Untergeschoss wurde mir schlecht und ich hörte auf zu zählen. Es wurde immer dunkler. Als das elende Karussell endlich aufhörte, steuerten wir in eine Einzelgarage. Die Tür schloss sich hinter uns zu. Ich fühlte meinen Puls schneller werden. Wir waren eingesperrt, der Motor lief weiter, unsere Scheinwerfer beleuchteten nur eine staubige Betonwand und der Widerschein hüllte alles andere in fahles Licht. Ein Kettengeklirre wie von einem Flaschenzug übertönte plötzlich das ruhige Brummen des Autos. Vor unseren Augen erhob sich die Mauer, Tschiawolo schob den ersten Gang ein, fuhr einige Meter mit Schrittgeschwindigkeit, hielt an und stellte den Motor ab. Um uns herum standen hagere Menschen in Lumpen. Sie trugen lange, weiße Haare und Bärte, ihre Gesichter waren hellgrau, die Haut wie durchsichtig. Einer von ihnen öffnete die Tür auf meiner Seite, beugte sich leicht vor und sagte mit einer zitternden Stimme: »Seid willkommen, ihr Helden der Vorsehung!«   Wir stiegen alle drei aus. Als wäre er zu Hause, holte Tschiawolo eine Gitarre aus dem Kofferraum, setzte sich im Schneidersitz auf die Motorhaube, und fing an zu spielen. »Kommen Sie, kommen Sie!«, sagte mit einer einladenden Geste derjenige, der mich empfangen hatte. Wir waren in einer riesigen Höhle. Das Licht der Fackeln verlor sich nach... Weiterlesen...
Angela Merkel est responsable du naufrage européen

Angela Merkel est responsable du naufrage européen

par Bernard Wittmann   En décidant unilatéralement d’ouvrir toutes grandes les portes de l’Allemagne aux flots de migrants se pressant aux frontières européennes, Angela Merkel a envoyé un message catastrophique en direction du Moyen-Orient et du Maghreb. Immédiatement, de nouvelles masses humaines, chassées par la guerre, la misère des camps de réfugiés ou le chaos froidement organisé par les Occidentaux dans cette région stratégique, se sont alors mises en marche vers le prétendu eldorado allemand. La Grèce et l’Europe centrale eurent alors à faire face, seuls et démunis, à la déferlante migratoire. Et bientôt, l’Europe tout entière se mit à tanguer jusqu’à menacer tout l’édifice européen d’écroulement. La chancelière porte ainsi l’entière responsabilité de la désintégration de l’espace Schengen à laquelle nous assistons aujourd’hui et probablement de l’Europe : « Danke Mutti Merkel ! ».   Mais il y a plus grave, en prenant seule cette ahurissante décision, sans consulter préalablement ses partenaires européens, elle a fait montre d’une arrogance absolue et d’un intolérable mépris pour ses alliés. En effet, la chancelière ne pouvait ignorer que l’ensemble des pays de l’UE serait impacté par sa décision : les millions d’hommes et de femmes qui allaient se ruer vers l’Allemagne allaient poser, tôt ou tard, d’inévitables problèmes à toute l’Europe qui est un espace de libre circulation. Une telle décision nécessitait donc un consensus préalable des peuples européens en vue de l’élaboration d’une politique globale de maîtrise du flux migratoire, des frontières, mais aussi d’accueil des millions de migrants qui frappent à nos portes.   La chancelière a mis l’Europe en plein désordre Les conséquences des frasques d’Angela Merkel se sont avérées catastrophiques pour l’Europe... Weiterlesen...
Ecole à la française…

Ecole à la française…

Illustration : façade d’une ancienne école (SCHULHAUS) en Alsace A quoi sert l’école ? Quel doit être son but ?   Que penser d’un système scolaire qui dit : « Alsaciens, Mosellans, votre langue n’est pas bonne ! Vous allez la jeter aux orties pour en apprendre une autre, la nôtre !» ?   Et c’est cette même école qui, un siècle plus tard, son crime commis, l’affaire consommée, veut nous apprendre…   la tolérance... Weiterlesen...
Das Elsass retten (9/12)

Das Elsass retten (9/12)

Aus den Ruinen eines mittelalterlichen Schlösschens hatte ein berühmter Architekt eine hochmoderne Villa gezaubert. Der von Granaten aufgerissene, einzig übriggebliebene Turm war mit Glaswänden wiederhergestellt. Links davon das Hauptgebäude. Es bestand aus einem schlichten Erdgeschoss, dessen Flachdach nach neuester Isolationstechnik mit hohen Gräsern bewachsen war, und lehnte sich an einem Rest der Festungsmauer. Ein zehn Meter langer Abschnitt des Wehrgangs, der die Jahrhunderte überdauert hatte, war mit schwarzen Balken restauriert, mit roten Ziegeln überdacht und mit goldnen Ähren geschmückt. Weiter links stand eine aus Sandsteinquadern erbaute Doppelgarage, davor ein riesiges Cabrio, das nach der Beschriftung auf der Heckklappe über einen Zwölfzylindermotor mit Kompressor verfügte. Das Ganze lag mitten in einem hügeligen, saftiggrünen Park, umgeben von einem niedrigen Holzlattenzaun. Auf dem peinlichst gepflegten Rasen stachen Unmengen an tönernen Gartenzwergen heraus, so dass ich mich fragte, wie der Gärtner sich anschickte, da er offensichtlich jeden zweiten Tag mähen musste, um für jede einzelne Figur den richtigen Platz wiederzufinden. Auf einem Schildchen am Eingangstor stand: »Herr und Frau Drache«. Wir klingelten. Frau Drache trat aus ihrem Haus heraus: »Herein die Herren!«, rief sie, kam auf uns zu, öffnete das Gartentürchen und deutete auf dem Hauseingang. Der Chef und ich sahen uns an, ich schluckte. Er ging als erster, ich folgte, aber nur zögernd. Denn auch wenn ihr Äußeres mehr dem der lieblichen Drachen entsprach, mit denen sich Kinder in Freizeitparks fotografieren ließen, als dem eines echten Tyrannosaurus Rex, blieb Frau Drache eine beeindruckende Erscheinung. Was mich aber am meisten erstaunte, war ihre Gewandtheit. Schätzungsweise war sie gute fünfhundert Kilos schwer und doch bewegte sie sich so leicht wie eine Balletttänzerin. Dass eine... Weiterlesen...
Marcel Stürmel à Pfirt/Ferrette en 1936, un discours singulièrement actuel !

Marcel Stürmel à Pfirt/Ferrette en 1936, un discours singulièrement actuel !

(Photo d’illutration : inauguration du monument aux morts de Pfirt 19/7/1936, Marcel Stürmel au centre, portant lunettes rondes et moustache) Voici un document historique intéressant à plus d’un titre. Nous sommes le dimanche 19 juillet 1936, la ville de Pfirt/Ferrette inaugure son monument aux morts de la Guerre de 14 et le député d’Altkirch Marcel Stürmel tient un petit discours reproduit intégralement ci-dessous (vous découvrirez une biographie succinte de Marcel Sturmel en cliquant ici). La date de l’événement nous interpelle : 19 juillet 1936 ! Pfirt honore ses morts de la Guerre mondiale au moment même où la suivante vient pratiquement de commencer. La veille en effet, le général Franco a lancé ses troupes putschistes contre la République espagnole dans le but de renverser le gouvernement de Front populaire. Mais les Alsaciens sont encore loin de se douter de ce que l’avenir leur réserve. En attendant, ils pensent à leurs disparus et écoutent leur député. Son propos est atypique. Voilà un député français qui parle de la guerre passée sans la moindre envolée lyrique, il n’est pas question ici de « héros morts pour la patrie » ou de « gloire éternelle », et pas l’ombre d’un « Vive la France ! » en conclusion ! Stürmel parle sobrement de la douleur des familles, de l’espoir qu’une telle horreur ne se reproduise plus et de son inébranlable foi en Dieu. Mais surtout il honore tous les morts, car nous sommes en Alsace ! Oui, il les honore tous, même ceux qui, il le dit explicitement, sont partis avec enthousiasme défendre leur patrie allemande. Il va même jusqu’à faire remarquer à la France que pour obtenir la paix, il faut savoir... Weiterlesen...